Messages écrits

A quoi servent les réunions ? Pasteur Roger Copin

 

 

Matthieu 18.19-20

 

 

Article publié le 20 novembre 2010

Matthieu 18.15-20

J’aimerais revenir ce matin sur des vérités toutes simples. J’y reviens parce que je pense que le Seigneur me demande d’y revenir. Ce n’est pas par simple fantaisie que j’aimerais aborder avec vous le sujet de ce jour, mais je le répète, parce que je crois que le Saint-Esprit a imposé cette pensée à mon cœur et ce qui compte pour le peuple de Dieu, c’est qu’il ait au temps convenable la nourriture spirituelle qui lui est nécessaire.

Avant de parler d’éducation, d’instruction spirituelle, je dirais qu’au sens tout court de l’éducation et de l’instruction, bien des jeunes gens et des jeunes filles ne suivent pas, parce qu’on vous dira, on vous redira qu’il manque des bases élémentaires, essentielles à une instruction plus poussée.

Dans le domaine de l’instruction de nos enfants, nous n’avons guère d’espoir de les voir aller plus loin s’ils manquent de ces bases élémentaires; et je crois qu’en ce qui nous concerne, nous chrétiens, souvent nous nous arrêtons, nous ne progressons plus, nous ne digérons plus, nous n’assimilons plus la nourriture plus solide, parce que nous manquons de ces bases qui nous paraissent tellement simples quand on en parle, mais que nous avons tellement de mal à mettre en pratique.

Le sujet de ce matin pourrait porter ce titre : «Les réunions, pourquoi ?». Pourquoi sommes-nous ici ce matin? Nous aurions pu rester chacun chez soi et pendant une heure ou deux adorer le Seigneur; pourquoi sommes-nous ici ce matin ?

Cet après-midi ou le dimanche après-midi, nous pourrions rester encore chacun chez soi et avoir de bonnes pensées pour les âmes qui se perdent, pour les malades qui ont besoin d’être guéris, voire pour le prédicateur de l’Evangile afin que Dieu le bénisse.

Pourquoi les réunions d’évangélisation? Pourquoi les réunions de prières? Nous pourrions le mardi soir ou le soir de la réunion de prières, si dans votre église, cette réunion se tient un autre jour, nous pourrions le soir des réunions de prières rester à la maison et passer une heure ou deux en prière devant le Seigneur.

Pourquoi donc les réunions de prières ? Pourquoi les réunions d’études biblique ? alors que pendant une heure, le soir de l’étude biblique, nous pourrions rester à la maison avec notre Bible et un bon commentaire biblique.

Eh bien, voilà des vérités toutes simples mais qui font parti des bases de la vie chrétienne; et quand un enfant de Dieu manque de ces bases-là, quelles que soient les illusions qu’il puisse se faire sur son état spirituel, sa croissance, son développement spirituel sont stoppés.

Ainsi, une des premières réponses bibliques à notre «pourquoi», nous l’avons dans le texte que nous venons de lire. C’est Jésus qui dit : «Là où deux ou trois – Jésus parle de la plus petite réunion, parce que pour former une réunion, il faut au moins être deux – sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux».

Bien sûr que le Seigneur Jésus est dans la chambre du chrétien malade qui aimerait être à la réunion et qui malgré toute sa bonne volonté, n’en a pas la force; bien sûr que le Seigneur est avec ce frère-là ou cette sœur-là.

Le Seigneur est aussi avec le chrétien isolé qui n’a pas de moyen de communication pour se rendre dans un lieu de culte. Le Seigneur est là avec tous ceux et toutes celles qui souhaiteraient s’assembler avec leurs frères et sueurs, mais qui ne le peuvent pas, parce qu’il y a des empêchements majeurs.

Néanmoins, Jésus attache une promesse particulière au fait d’être assemblés en son nom : «Là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au-milieu d’eux». Cette présence de Jésus nous est plus ou moins sensible.

Cette présence de Jésus se manifeste plus ou moins, car, ne l’oublions jamais mes frères et sœurs la manifestation en nous de la présence de Jésus est aussi fonction des dispositions intérieures qui nous animent.

Si je veux ce matin que la présence de Jésus se manifeste à mon cœur, qu’elle se manifeste dans ma vie, il faut que je rentre en moi-même, que je m’examine devant lui et que je me demande devant lui – c’est tout simple, mais permettez-moi de vous dire que chacun se pose la question:

«Suis-je ici au nom du Seigneur, suis-je ici de la part du Seigneur, suis-je ici pour le Seigneur ?»; parce que c’est bien la condition qu’il pose : «là où deux ou trois sont assemblés EN MON NOM, de ma part, à cause de moi, pour moi, je suis au milieu d’eux».

Je ne m’étendrai pas longuement sur ce récit de l’évangile que vous connaissez par cœur. Quand le Seigneur Jésus a guéri la femme malade depuis douze ans, l’évangile nous dit que le Seigneur Jésus sentit qu’une force était sortie de lui; et ailleurs, l’évangile nous dit : «une force sortait de lui et les guérissait tous». Donc, la force du Seigneur ce jour-là n’était pas limitée à une personne.

Comment se fait-il que seulement une femme ce jour-là a reçu la guérison; Pierre l’a dit : «Mais Seigneur, tout le monde te presse, la foule t’entoure, elle te presse, pourquoi dis-tu : qui m’a touché?».

Eh bien, dans cette foule qui bousculait, qui pressait Jésus, il n’y avait qu’une femme et si l’évangile ne le disait pas, on n’oserait pas l’affirmer, il n’y avait qu’une femme dont les dispositions de cœur ont permis à Jésus de déployer envers elle, son pouvoir de guérison.

Pourtant Jésus était là. Il y était. Nous avons tort, mes frères et sœurs, lorsque nous disons : «Oh, le Seigneur n’était pas là ce matin ou le Seigneur n’était pas là ce soir»; ça me rappelle une petite histoire militaire d’un garçon qui disait à l’officier de service : «Mon capitaine, ce n’est pas bon» et l’officier de répondre : «Jeune homme, vous devriez dire : je n’aime pas ça, parce que voyez tous vos camarades mangent ce que vous ne mangez pas».

Nous avons tort quand nous disons :

«Le Seigneur n’était pas là». Je crois que nous ferons davantage de bien si nous nous disions : «Seigneur, comment se fait-il que tu ne t’es pas manifesté dans ma vie ce matin, qu’y avait-il qui n’allait pas chez moi, pourquoi est-ce que je suis sorti de la réunion vide, pourquoi est-ce que j’en suis sorti plus vide que lorsque j’y suis entré».

Si au lieu de résoudre nos problèmes à la légère en faisant Dieu menteur, parce que Jésus a dit qu’il y serait; dire : «Jésus n’était pas là », ça revient à dire qu’il a oublié, qu’il ne s’est pas souvenu qu’il y avait une réunion, ça revient à dire qu’il a manqué de parole; non, moi je crois que Dieu est fidèle et que là où deux ou trois s’assemblent en son nom, il est au milieu d’eux.

Alors, quand ça n’a pas marché chez nous, nous devrions dire : «Seigneur, comment se fait-il, quel interdit y avait-il, non pas dans l’Eglise, mais dans ma vie, qu’y avait-il dans mes pensées, dans mes sentiments, dans mes dispositions de cœur qui n’allait pas?». «Là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux».

Vous savez ce que dit le livre de 1’Apocalypse : «Je me tiens à la porte et je frappe; si quelqu’un entend ma voix et m’ouvre la porte» :

c’est donc qu’il est là; il est dehors, c’est vrai, il n’a déjà plus la première place, mais il est quand même là; il n’est plus à l’intérieur mais il est sur le seuil; «je me tiens à la porte et je frappe»,

donc il est là à condition que nous ne soyons pas trop sourds, à condition que nous ne fassions pas la sourde oreille : «Si quelqu’un entend ma voix et m’ouvre la porte, j’entrerai chez lui, je souperai avec lui et lui avec moi».

Vous savez qu’il est aussi écrit dans l’évangile, qu’après sa résurrection, le Seigneur Jésus a fait un bon bout de chemin avec deux de ses disciples, donc il était là, il était là, c’est certain, mais l’Ecriture dit : «Leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître»; et pourquoi ne le reconnaissaient-ils pas ? Parce que ces hommes n’étaient pas dans la foi.

Ils ne croyaient pas que Jésus pût ressusciter d’entre les morts, pourquoi auriez-vous voulu qu’ils reconnussent en cet homme qui marchait à côté d’eux, la présence de Jésus; leur incrédulité plaçait un voile sur leurs yeux et à cause de cela, ils étaient empêchés de le reconnaître.

Je vous rappellerai aussi la réflexion de Youri Gagarine quand il est revenu de là-haut et qu’un plaisantin lui a dit : «Alors, avez-vous vu Dieu là-haut ?» Oh il a dit : « non, je ne l’ai pas vu, je n’ai même pas vu un ange»; évidemment, on l’a élevé dans la pensée athée que Dieu n’existe pas, pourquoi auriez-vous voulu que Gagarine ait la moindre notion de Dieu, alors qu’il était envoyé loin de notre planète pour faire quelques tours autour d’elle; ses dispositions intérieures ne le lui permettaient pas.

Mais l’apôtre Paul dit : «Les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle se voient comme à l’œil nu», pas besoin même de jumelles, de lunettes ni de télescope, « elle se voit comme à l’œil nu, quand on les considère dans ses ouvrages».

Tout ceci dit pour revenir à cette vérité, mes frères et sœurs que nous ne devrions jamais dire à la légère : «Le Seigneur n’était pas là»,

mais nous devrions croire au contraire que la raison majeure de nos rassemblements chrétiens, c’est la présence de Jésus; la présence de Jésus qui se manifeste plus particulièrement encore lorsque ses enfants prennent la peine de laisser quelquefois ce qui est légitime pour ce qui est plus important et de dire :

«eh bien ce matin, on va au culte, cet après-midi, on assistera à la réunion d’évangélisation; mardi, on ira à la réunion de prière; vendredi, on ira à l’étude biblique, parce que nous voulons rencontrer le Seigneur». «Là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux».

Une seconde raison qui n’est pas moins importante que la première puisqu’elle en découle, nous l’avons dans le psau­me 133 «Voici, qu’il est agréable, qu’il est doux pour des frères, de demeurer ensemble»; il y a une version un peu plus précise qui, je crois, rend mieux la pensée du texte original «qu’il est agréable pour des frères d’habiter unis ensemble». «unis» non pas être à couteau tiré avec le voisin ou avec celle ou celui qui sont deux rangs devant ou deux rangs derrière. «Qu’il est agréable, qu’il est doux pour des frères, d’habiter unis ensemble», l’Ecriture dit : «C’est là que l’Eternel envoie sa bénédiction, la vie pour l’éternité».

«Mais Seigneur, pourtant, tu m’as déjà béni chez moi», amen! Dieu soit béni, c’est vrai; mais le Seigneur pourrait nous dire : «Si je t’ai béni chez toi, je veux encore le faire, mais je réserve une bénédiction particulière à mes enfants lorsqu’ils sont capables de se retrouver dans le même lieu et unis dans les liens du Saint-Esprit; c’est là que j’envoie ma bénédiction, que j’envoie la vie pour l’éternité».

Encore un exemple de l’évangile que vous connaissez bien. Après la résurrection de Jésus, les dix apôtres avaient éprouvé le besoin de se réunir; et pourtant, leur rassemblement devait être bien triste; ça devait être triste que cette réunion des apôtres après la mort de Jésus.

Ils s’étaient réunis sans grande conviction, ils se lamentaient, parce que pour eux, Jésus était mort et bien mort; ils avaient pris soin de verrouiller toutes les portes, parce qu’ils avaient peur des Juifs; vous voyez un peu le genre de réunion. On ne peut pas dire qu’il y avait la liberté spirituelle, mais, c’est au milieu d’eux que le Seigneur Jésus est apparu, c’est au milieu d’eux.

Il a manifesté sa puissance, il est apparu au milieu d’eux sans avoir besoin d’ouvrir une porte ou une fenêtre; mais Thomas qui n’était pas venu à la réunion, est-ce que le Seigneur Jésus lui est apparu dans son coin ? Nullement !

Le Seigneur Jésus ne s’est manifesté à Thomas que huit jours plus tard, quand il s’est joint au groupe des dix autres; alors là où il y avait onze hommes réunis, habitant ensemble dans l’unité, le Seigneur est apparu à nouveau et il a fait du bien à Thomas, il a fortifié la foi de Thomas et il a amené Thomas à ses pieds dans l’adoration : «Mon Seigneur et mon Dieu».

Le psalmiste disait encore : «Je suis dans la joie quand on me dit : Allons à la maison de l’Eternel »; «je suis dans la joie, ce n’est pas pour moi une corvée, je n’y vais pas à contrecœur, mais je suis dans la joie quand on me dit : « Allons à la maison de l’Eternel». Voici donc une seconde raison.

Une troisième raison.

La Parole de Dieu dit : «Que faire, mes frères, quand vous vous assemblez, les uns ou les autres ont-ils un cantique, une révélation, une langue, que tout se fasse pour l’édification»; et vous connaissez aussi ce verset de 1 Pierre 4/10 : «Que chacun de vous mette au service des autres les dons qu’il a reçus».

Si je reste chez moi, comment pourrais-je être édifié par les autres, je ne vais même pas essayer de résoudre cette question, je vous la pose. Si je reste chez moi, comment vais-je pouvoir être édifié par les autres?

Et si je reste chez moi, enfermé dans ma tour de haute spiritualité – parce que souvent c’est ce qui arrive n’est-ce pas; un serviteur de Dieu me disait sa peine il n’y a pas si longtemps, devant le changement qui se produit chez l’une de ses chrétiennes, il me disait : «Frère, à l’entendre parler, dans l’Eglise, il n’y a plus qu’elle qui est bien, les autres ne valent plus rien, elle est la meilleure de tous, elle fait mieux que tous, elle est au-dessus de tous les autres» – Alors, si j’adopte cette position, comment pourrais-je recevoir des autres, l’édification que le Seigneur veut me donner par leur moyen et comment pourrais-je les édifier ?

Lorsque le Seigneur nous a sauvés, mes frères et sœurs, il nous a donné une mesure de grâce, une mesure de grâce qui n’est pas pour nous seulement, une mesure de grâce qui est aussi pour les autres.

Lorsque le Seigneur nous a sauvés, il nous a donné une mine, non pas pour que cette mine soit enfouie dans la terre ou mise dans un linge, mais pour que nous la fassions valoir; et comment pouvons-nous faire valoir ce que le Seigneur nous a donné, si nous nous isolons, si nous vivons à part des autres ? C’est donc une troisième raison qui n’a pas moins d’importance que les deux premières.

Une quatrième raison:

C’est que les réunions doivent être pour nous une source de progrès spirituels. L’apôtre Paul disait aux Corinthiens : «Vous, quand vous vous réunissez vous manquez le but, parce que vous ne vous assemblez pas pour devenir meilleurs, vous vous assemblez pour devenir pires».

Laissons donc de côté le triste exemple des Corinthiens et retenons la parole de l’apôtre : «Vous ne vous assemblez pas pour devenir meilleurs»,

c’est donc le but. Je dois venir aux réunions pour devenir meilleur; je dois venir aux réunions pour faire des progrès ; je dois venir aux réunions pour remporter des victoires; parce que sachons-le, mes frères et sœurs, il y a des victoires qu’on ne remportera jamais seuls, jamais;

le Seigneur ne veut pas nous maintenir dans un état d’enfance, au point que nous ayons toujours et pour tout et en tout temps besoin des autres, au point que nous ne soyons jamais capables de prier, d’obtenir seuls des bénédictions, là n’est pas la pensée du Seigneur; mais, s’il y a des victoires spirituelles il y a des victoires physiques que l’on ne peut obtenir que dans la communion fraternelle.

Vous remarquerez le processus qu’on trouve dans la Parole de Dieu : «Quelqu’un parmi vous est-il dans la souffrance, eh bien qu’il prie, il peut le faire chez lui; quelqu’un est-il dans la joie, qu’il chante des cantiques, il peut le faire chez lui, il peut aussi le faire avec ses frères et sœurs dans les réunions; quelqu’un parmi vous est-il malade, qu’il appelle les anciens de l’église et que les anciens prient pour lui au nom du Seigneur».

Combien de fois n’avons-nous pas trouvé des enfants de Dieu qui nous ont dit : «Frère, je vous remercie d’être venu prier pour moi, je souffre tellement que je suis incapable par moi-même de prier le Seigneur», mais souvent je leur ai dit :

«Mon frère, ma sœur, mais le Seigneur l’a prévu, le Seigneur a prévu ces moments où nous ne pourrions pas nous en sortir tout seul et où nous aurions besoin de faire appel aux autres». On ne peut pas vivre seul.

Aujourd’hui, ce sont quelques frères et sœurs qui ont besoin de nous, alors, ne les oublions pas s’il vous plait, parce que demain, il se pourrait que nous ayons besoin d’eux ou il se peut encore qu’hier, nous avons eu recours à eux. Est-ce qu’aujourd’hui, ils peuvent avoir recours à nous? «Nous assembler pour faire mieux, nous assembler pour faire des progrès, nous assembler pour devenir meilleurs».

Le Seigneur Jésus disait encore : «Lorsque tu te présentes devant l’autel et que là, tu te souviennes que ton frère à quelque chose contre toi, eh bien avant de déposer ton offrande, va d’abord te réconcilier avec ton frère».

Si je ne suis pas capable de tendre à mon frère ou à ma sœur une poignée de mains, pensez-vous franchement que je suis capable de me servir de cette main pour prendre le pain, pour prendre la coupe? Et pourquoi est-ce que tant de vies chrétiennes sont stoppées depuis des mois, des années, je n’ose pas dire des dizaines d’années,

parce que nous nous sommes habitués à vivre dans l’amertume; nous nous sommes habitués à vivre dans la rancune; nous nous sommes habitués à vivre dans la haine et nous nous sommes habitués à manger le pain et à boire la coupe du Seigneur comme de parfaits inconscients; ça, c’est élémentaire, mais quand ça approche là, c’est terminé, il n’y aura plus de progrès possible.

Ainsi, tout à l’heure, nous allons manger le pain et boire la coupe, ça vaudrait la peine que nous nous posions cette question : «Est-ce que je serai capable à la fin du culte, de mettre ma main dans celle de n’importe quel frère de n’importe quelle sœur qui est ici; est-ce que je serai capable à la fin du culte de donner à n’importe lequel de mes frères, à n’importe laquelle de mes sœurs une cordiale poignée de mains?», eh bien, si nous répondons «non», nous devons en déduire logiquement que nous ne sommes pas dignes de manger le pain ni de boire la coupe du Seigneur.
Mais le Seigneur ne veut pas nous laisser sur un échec; il dit : «Que chacun donc s’éprouve soi-même». Si donc, nous nous éprouvons et que nous nous disions : «eh bien voilà, il y a six mois, il y a cinq ans, il y a dix ans que je n’ai pas salué tel frère ou telle sœur, eh bien Seigneur, avec ta grâce, je vais le faire aujourd’hui».

Alors aujourd’hui, je puis manger le pain et boire la coupe dignement.

Les réunions doivent être pour nous une source de progrès et si nous ne sommes pas capables, vous comme moi, de faire cela à la fin du culte eh bien, disons-nous qu’une fois de plus nous aurons perdu notre temps, une fois de plus, nous aurons entendu la voix du Seigneur et nous lui aurons fermé notre cœur; une fois de plus, nous nous serons rassemblés pour devenir pires; parce que chaque jour qui passe, chaque occasion qui nous est donnée ou bien vont nous élever ou bien ils vont nous abaisser; ou bien ils vont nous briser ou bien ils vont nous endurcir.

Alors ce matin peut-être pour nous une source de victoire comme ce peut être une fois de plus un pas supplémentaire dans la voie de l’endurcissement.

Une autre raison – et je vais bientôt terminer :

le psalmiste disait : «Je louerai l’Eternel de tout mon cœur dans la réunion des hommes droits et dans l’assemblée». La Parole de Dieu n’emploie pas des termes inutiles;

Elle emploie premièrement l’expression «hommes droits», elle emploie ensuite le mot «assemblée»; «Je louerai l’Eternel de tout mon cœur dans la réunion des hommes droits», donc là on peut être quelques-uns, en famille, entre amis, on se connait bien;

mais il y a aussi le mot «assemblée» et ce mot nous fait penser à un rassemblement plus vaste où il y a des gens que nous ne connaissons pas avec lesquels nous avons peut-être moins de contact; eh bien, la Parole de Dieu dit : «Je louerai l’Eternel de tout mon cœur dans la réunion des hommes droits et dans l’assemblée».

«Mais Seigneur, je le fais dans mon cœur, mais Seigneur, je le fais chez moi», mais le Seigneur nous dit : «mais est-ce que tu le fais dans la réunion des hommes droits, est-ce que tu le fais dans l’assemblée?», c’est écrit.

Une sixième raison, j’en ai déjà quelque peu parlé, Dieu veut que nous dépendions les uns des autres. Avez-vous remarqué dans le livre des Actes des apôtres: L’apôtre Paul est parti en mission envoyé par l’église d’Antioche et s’il y a un homme qui aurait pu se permettre de faire le franc-tireur et se passer de tous les autres, c’était bien lui!

Mais parce qu’il était ce qu’il était, il savait qu’on peut s’appeler Paul et ce n’est pas parce qu’on s’appelle Paul qu’on peut se passer des autres.

Il a été envoyé en mission par l’église d’Antioche et vous lirez vous-mêmes, nous n’avons pas le temps de le faire ici, mais relisez le livre des Actes, quand il revenait d’un voyage missionnaire, il revenait dans l’église d’Antioche et il rendait compte du travail qu’il avait effectué en mission.

L’homme de Dieu, le vrai, ce n’est pas celui qui pense qu’il peut tout faire tout seul et qu’il n’a besoin de personne mais c’est celui qui sait que dans l’œuvre de Dieu, on ne fait rien les uns sans les autres. Voilà une sixième raison qui justifie nos rassemblements chrétiens.

Et enfin :

Oh je ne voudrais pas terminer sur une note triste – les rassemblements ont pour but de permettre à l’église d’exercer la discipline. La discipline, ce n’est pas un malheur, la discipline, ce n’est pas une calamité, la discipline, ce n’est pas une catastrophe. La Parole de Dieu dit : «Celui qui se tient à l’écart cherche ce qui lui plait et il s’irrite contre tout ce qui est sage».

Voyez un peu ces enfants qui ont mal tourné, ce sont des enfants qui ont été élevés sans discipline, des enfants qu’on a gâtés quand on aurait du les corriger, des enfants qu’on a laissé faire quand on aurait du les reprendre, des enfants devant lesquels on a plié alors qu’on aurait du s’opposer à eux.

C’est pourquoi la Parole de Dieu dit: «Mon fils, ne méprise pas le châtiment du Seigneur quand il te reprend , c’est comme des fils que Dieu vous traite; alors si vous êtes exempts du châtiment auquel tous ont part, c’est que vous êtes des enfants illégitimes, c’est que vous n’êtes pas des enfants de Dieu».

Quand on vit en dehors de l’église, on n’a plus personne, plus personne pour nous dire : «Frère, tu as mal parlé, frère, tu as mal agi; sœur, ça ne va pas», on n’a plus personne; et un chrétien qui vit ainsi en dehors de l’Eglise, c’est un chrétien qui est menacé de mort spirituelle, parce que le Seigneur a dit que «les portes du séjour des morts ne prévaudraient pas contre l’église».

Que Dieu, mes frères et sœurs, nous permette donc de bien réaliser ce matin l’importance de nos rassemblements et tenons-y pour lui, pour sa gloire et pour le maintien de la communion fraternelle; tenons-y envers et contre tout; et si nous sommes animés de bons sentiments, si nous avons de bonnes dispositions, Dieu nous fera grâce à chaque fois que nous nous rassemblerons et nous verrons sa gloire éclater.

Pasteur R. Copin

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Que Dieu vous bénisse

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