Catégorie : Messages écrits

Lire la Bible

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Introduction

S’installer dans un lieu favorable. Respecter un moment de silence qui favorise l’atmosphère de recueillement propice à la lecture et à la méditation de la Bible.

Prier, même brièvement, pour demander à Dieu le secours de son Esprit. Pourquoi ne pas le faire avec une strophe du psaume 119 ?

Lire le passage du jour. Si on peut en prendre le temps, une seconde lecture dans une autre traduction sera souvent profitable. Méditer un texte biblique suppose une démarche interactive en quatre temps:

  1. D’abord, il s’agit d’observer le texte. Tant de détails nécessaires à sa compréhension peuvent passer inaperçus!
  2. Ensuite, il s’agit de le comprendre, c’est-à-dire de découvrir ce qu’il voulait dire à ses premiers destinataires.
  3. Puis, une fois le sens dégagé, il s’agit de réfléchir à la manière dont le texte doit être appliqué: comment il peut devenir une parole pour moi aujourd’hui.
  4. Enfin, il est impensable de ne pas répondre à la parole que Dieu nous a adressée, c’est pourquoi, méditer c’est aussi prier.

La revue trimestrielle EPI proposée par la Ligue pour la Lecture de la Bible (en Suisse, Le Lecteur de la Bible) vous propose un commentaire par jour, destiné à éclairer les textes difficiles et à proposer des pistes de réflexion.

Observation

  1. De qui ou de quoi me parle ce texte?
  2. S’il s’agit d’un récit, ai-je bien identifié tous les personnages et observé le déroulement de l’action ?
  3. S’il s’agit d’un écrit prophétique ou de sagesse, d’un psaume ou d’une épître, est-ce que je peux dire en une phrase de quel sujet il est question ?
  4. Y a-t-il dans ce passage quelque chose que je n’ai trouvé nulle part ailleurs dans la Bible ?

Explication

  1. Quelle est la lecon principale qui se dégage de ce texte ?
  2. Quel effet devait-il produire sur ses premiers destinataires ?
  3. Ce passage m’enseigne-t-il quelque chose sur Dieu: Le Père, le Fils ou le Saint-Esprit ?
  4. M’enseigne-t-il quelque chose sur l’être humain ?
  5. Y a-t-il un autre texte biblique qui pourrait m’aider à comprendre celui-ci ?

Application

  1. M’aide-t-il à comprendre une situation que je vis ou qui se déroule dans mon entourage ?
  2. Me donne-t-il un exemple à suivre ou à ne pas suivre ?
  3. Comment vais je prier après l’avoir médité ?
  4. Y a-t-il dans ce texte quelque chose qui me choque ou que j’ai de la peine à accepter?
  5. Y a-t-il un ordre auquel je devrais obéir ou une invitation à changer ma façon de penser ou d’agir ?
  6. Est-ce que je peux puiser dans ce passage un encouragement ou une promesse ?
  7. Y a-t-il une parole dont je puisse faire un mot d’ordre pour aujourd’hui ?

Prier

C’est le moment de prier. Pourquoi ne pas le faire un crayon à la main ? Pour noter les conclusions qui m’engagent et qu’il faudra me rappeler régulièrement mais aussi les préoccupations qui viennent troubler ma méditation et que je ne veux pas oublier: promesses à tenir, tâches à accomplir; personnes à contacter.

Source:
Ligue pour la lecture de la Bible Ligue pour la Lecture de la Bible

Que Dieu vous bénisse

 

 

La séparation du mal – Jacques-André Monard

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La séparation du mal

Par Jacques-André Monard

Supporter ?

Que faut-il supporter?

L’amour « supporte tout, croit tout, espère tout, endure tout », lisons-nous en 1 Corinthiens 13 : 7. Mais l’absolu de cette déclaration ne doit pas nous faire mettre de côté l’enseignement d’autres passages.

Voyons, par exemple, les lettres écrites par le Seigneur aux sept assemblées d’Asie mineure à l’époque de l’apôtre Jean. Outre leur portée immédiate, ces lettres évoquent le développement historique de l’Eglise responsable.

Ephèse reçoit cette approbation du Seigneur : « Tu ne peux pas supporter les méchants » (Apoc. 2 : 2). C’était la situation du début.

A Pergame, le Seigneur doit reprocher : « Tu as là des gens qui s’attachent à la doctrine de Balaam » et « tu en as, toi aussi, qui s’attachent de même à la doctrine des Nicolaïtes » (v. 14-15). Des gens enseignaient de mauvaises doctrines et étaient supportés.

A Thyatire, le Seigneur exprime un reproche encore plus sévère : « J’ai contre toi que tu laisses faire la femme Jésabel qui se dit prophétesse : elle enseigne et égare mes esclaves » (v. 20).

Supporter ce qui ne devait pas l’être a conduit l’Eglise à la ruine. On n’a pas retenu ferme l’enseignement de la Parole de Dieu. On a accepté des adjonctions, des soustractions, des déformations. La pensée de Dieu a été largement mise de côté au profit de la pensée de l’homme.

Le résultat est bien visible aujourd’hui : c’est la division et la confusion générales dans ce qui porte encore le nom d’Eglise.

Les paroles qu’Esaïe devait adresser à Israël ont toute leur valeur dans l’époque actuelle, et doivent nous interpeller : « Malheur à ceux qui appellent le mal bien, et le bien mal, qui mettent les ténèbres pour la lumière, et la lumière pour les ténèbres, qui mettent l’amer pour le doux, et le doux pour l’amer » (Es. 5 : 20).

Le monde actuel, même quand il porte une étiquette chrétienne, prône la tolérance. Il ne s’insurge guère que contre l’intolérance. Chacun a le droit de penser et de faire ce qu’il veut, pourvu qu’il ne dérange pas son prochain. Les normes divines, les notions de bien et de mal enseignées dans les Ecritures, sont de plus en plus oubliées ou mises de côté.

L’assemblée à Ephèse haïssait les œuvres des Nicolaïtes, oeuvres que le Seigneur haïssait aussi (v. 6). Mais remarquons que cet attachement à la vérité – tout essentiel qu’il soit – n’est pas encore la preuve d’un bon état spirituel. Le Seigneur doit dire : « Mais j’ai contre toi que tu as abandonné ton premier amour » (v. 4). Là se trouve la source du déclin.

Nous supporter les uns les autres

Tout notre désir doit donc être de garder la parole du Seigneur, dans l’humilité et la fidélité, comme cette assemblée d’Asie à laquelle Jésus peut rendre le témoignage : « Tu as gardé ma Parole » (Apoc. 3 : 8). Or l’attachement à la Parole de Dieu ne nous conduit pas seulement à ne pas supporter ce qui lui est contraire. Si nous ne sommes attentifs qu’à cela, nous devenons durs et intransigeants. Et nous abandonnons, peut-être sans nous en rendre compte, un autre aspect de la vérité : la manifestation de l’amour, de la patience et de la grâce de Dieu.

N’oublions pas la faiblesse qui caractérise la nature humaine, et qui demeure présente dans chaque croyant. N’oublions pas que « nous faillissons tous à bien des égards » (Jac. 3 : 2). Et surtout n’oublions pas l’immense grâce que Dieu nous a faite en pardonnant tous nos péchés, et dont nous avons encore besoin chaque jour de notre vie. La vie collective des croyants, que ce soit en famille ou en assemblée, n’apporte pas seulement les joies de l’affection et de la communion fraternelles. En raison de nos faiblesses personnelles, et de nos manquements petits ou grands, elle implique des difficultés que la chair tend vite à transformer en animosités et en querelles.

La Parole de Dieu nous prévient à cet égard.

Le précieux passage de Matthieu 18 : 20, dans lequel le Seigneur donne la certitude de sa présence au milieu des deux ou trois réunis en son nom, est immédiatement suivi – et c’est frappant ! – par une question de Pierre : « Combien de fois mon frère péchera-t-il contre moi et lui pardonnerai-je ? Jusqu’à sept fois ? Jésus lui dit : Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois » (v. 21-22). Donc 490 fois ! La parabole qui suit illustre notre comportement naturel. L’homme auquel une immense dette a été remise exige durement de son compagnon la petite dette qu’il a envers lui. Le Seigneur conclut en plaçant solennellement devant nous le devoir de « pardonner de tout votre cœur, chacun à son frère » (v. 35).

Supporter et pardonner vont ensemble. Au début des exhortations pratiques de l’épître aux Ephésiens – exhortations fondées sur la doctrine exposée dans les trois premiers chapitres – l’apôtre Paul place devant nous tout d’abord l’humilité, la douceur et la longanimité (une longue patience). Puis il ajoute : « Vous supportant l’un l’autre dans l’amour ; vous appliquant à garder l’unité de l’Esprit par le lien de la paix » (4 : 2-3). La réalisation de l’unité pratique dans la vie d’assemblée n’est possible que si nous nous supportons les uns les autres et savons pardonner. A la fin du chapitre, il dit : « Les uns à l’égard des autres, soyez bons, compatissants, vous pardonnant les uns aux autres, comme Dieu aussi, en Christ, vous a pardonné » (v. 32).

Nous trouvons le même enseignement dans l’épître aux Colossiens : « Vous supportant l’un l’autre et vous pardonnant les uns aux autres, si l’un a un sujet de plainte contre un autre ; comme le Christ vous a pardonné, vous aussi faites de même » (3 : 13).

Lorsqu’il s’agit des droits de Dieu, de sa sainteté, du maintien de la vérité divine, nous ne pouvons pas être indifférents au mal. Le supporter serait une infidélité envers Dieu. Mais lorsqu’il s’agit de nos droits, lorsque nous pensons être victimes d’un mauvais comportement ou d’une injustice de la part d’un frère ou d’une sœur, nous avons à supporter et à pardonner. L’apôtre dit aux Corinthiens : « Pourquoi ne supportez-vous pas plutôt des injustices ? Pourquoi ne vous laissez-vous pas plutôt causer du tort ? » (1 Cor. 6 : 7).

Pierre nous encourage en nous disant : « C’est une chose digne de louange de supporter des afflictions par conscience envers Dieu, en souffrant injustement » (1 Pier. 2 : 19).
Dans la pratique, ces exhortations ne sont pas faciles à réaliser, surtout à cause de nos cœurs orgueilleux. Nous ouvrons facilement les yeux sur les manquements de nos frères et sœurs, et les fermons sur les nôtres. Parfois même, nous justifions notre dureté en mettant en avant le maintien des droits de Dieu.

« Supporter tout », dans le passage de 1 Corinthiens 13, signifie donc clairement : supporter sans limite dans le cadre de ce qui doit l’être. Mais cela ne doit jamais nous conduire à tolérer ce que Dieu condamne.

Quelques exemples

Citons d’abord celui des Corinthiens, qui, d’une part, manquaient à se supporter mutuellement (voir 1 Cor. 6), et d’autre part, avaient si peu de discernement spirituel qu’ils auraient été bien capables de « supporter » qu’on leur annonce « un évangile différent » ou même « un autre Jésus » que celui que Paul avait prêché (2 Cor. 11 : 4).

A plusieurs occasions, l’apôtre décrit les souffrances qu’impliquait pour lui le service qu’il avait reçu du Seigneur. Il dit à ce sujet : « Nous prenons de la peine, travaillant de nos propres mains ; injuriés, nous bénissons ; persécutés, nous le supportons ; calomniés, nous supplions » (1 Cor. 4 : 12-13). « Nous supportons tout, afin de ne mettre aucun obstacle à l’évangile du Christ » (1 Cor. 9 : 12). Et il dit à son enfant Timothée : « Mais toi, tu as pleinement compris ma doctrine, ma conduite, mon but constant, ma foi, mon support, mon amour, ma patience » (2 Tim. 3 : 10). S’il l’appelle à garder avec fermeté ce qui lui avait été confié, à se détourner résolument de ceux qui n’avaient que la forme de la piété (3 : 5), il l’exhorte pourtant à être « doux envers tous, capable d’enseigner, ayant du support, redressant avec douceur les opposants » (2 : 24-25).

Enfin, considérons l’exemple suprême de Dieu. Il a « supporté avec une grande patience des vases de colère tout préparés pour la destruction » (Rom. 9 : 22). Et dans ses voies envers Israël, avec quelle patience n’a-t-il pas supporté son peuple infidèle ! Cependant, l’alliance de la piété extérieure avec une marche dans le mal ont amené la patience de Dieu à son terme. Il a fait dire à son peuple par la bouche d’Esaïe : « Ne continuez pas d’apporter de vaines offrandes : l’encens m’est une abomination, – la nouvelle lune et le sabbat, la convocation des assemblées ; je ne puis supporter l’iniquité et la fête solennelle. Vos nouvelles lunes et vos assemblées, mon âme les hait ; elles me sont à charge, je suis las de les supporter » (Es. 1 : 13-14).

Haïr le mal

Haïr ce que Dieu hait

Dieu s’est révélé à nous comme le Dieu d’amour. Non seulement Il aime comme de « bien-aimés enfants » ceux qui sont « nés de lui » et possèdent sa vie (Eph. 5 : 1 ; voir Jean 16 : 27), mais Il nous a aimés alors que nous étions encore loin de Lui : « Dieu met en évidence son amour à lui envers nous en ceci : lorsque nous étions encore pécheurs, Christ est mort pour nous » (Rom. 5 : 8).

Et pourtant, ce Dieu dont la nature est « amour » (1 Jean 4 : 8, 16) hait quelque chose. Il hait le mal sous toutes ses formes. De nombreux passage des Ecritures nous le montrent (voir Deut. 16 : 22 ; Ps. 5 : 5 ; 11 : 5 ; Prov. 6 : 16 ; 8 : 13 ; Es. 61 : 8 ; Zach. 8 : 17 ; Mal. 2 : 16). Certains de ces passages identifient ceux qui sont caractérisés par le mal avec le mal qu’ils commettent (Ps. 5 : 5 ; 11 : 5 ; Prov. 6 : 16-19).

Or Dieu attend de nous – qui possédons sa nature parce que nous sommes nés de Lui – que nous ayons sa pensée et son estimation sur toute chose. Il travaille à cela dans nos cœurs par sa Parole qui nous instruit et par son Esprit qui forme nos pensées. Par une multitude d’exemples concrets de l’Ancien et du Nouveau Testament, Il nous révèle ce qui Lui plaît et ce qui Lui déplaît, et nous enseigne quelle est son appréciation des choses. Il nous dit : « Haïssez le mal, et aimez le bien » (Amos 5 : 15).

Dieu ne veut pas que nous soyons indifférents au mal. Le livre des Proverbes, qui nous enseigne les bases de la sagesse et de la connaissance selon Dieu, nous dit expressément : « La crainte de l’Eternel, c’est de haïr le mal » (8 : 13). Notre croissance spirituelle doit nous conduire à devenir « des hommes faits qui, par la pratique, ont les sens exercés à discerner le bien et le mal » (Héb. 5 : 14).

Ayons devant nous l’exemple suprême de Christ, au sujet duquel le psaume 45, puis l’épître aux Hébreux, rend ce témoignage : « Tu as aimé la justice et haï l’iniquité ; c’est pourquoi Dieu, ton Dieu, t’a oint d’une huile de joie au-dessus de tes compagnons » (Héb. 1 : 9).

Une position équivoque

L’exemple de Josaphat, roi de Juda, doit nous parler. L’Ecriture nous décrit la piété de cet homme, sa fidélité, son attachement à la Parole de Dieu et son zèle pour Dieu (2 Chr. 17 : 1-9). Mais son témoignage est entaché par des liaisons avec des hommes qui ont rejeté Dieu.

Josaphat marche quant à lui dans les commandements de Dieu et y encourage son peuple. Il se démarque, dans son comportement, de ce qui se faisait dans le royaume des dix tribus, sous la conduite du roi Achab et de sa femme Jésabel (v. 4). Mais cela ne l’empêche pas d’unir son fils par mariage avec une fille de ce couple impie (18 : 1).

Cette alliance entraînera une série d’associations mauvaises: d’abord un festin en commun – une situation dans laquelle on n’ose pas dire non – puis une guerre menée en commun avec Achab, dans laquelle Josaphat va se trouver à un doigt de la mort. Mais l’Eternel use de miséricorde envers son serviteur qui crie à lui (18 : 31).

Rentré en paix dans sa maison, Josaphat reçoit la visite d’un prophète qui lui apporte un message de la part de Dieu : « Aides-tu au méchant, et aimes-tu ceux qui haïssent l’Eternel ? » (19 : 2).

La collaboration de Josaphat avec ce méchant – qui pourtant était roi sur une partie du peuple de Dieu – montrait qu’il fermait les yeux sur le mal. C’était une grave infidélité envers Dieu, qui appelait sur lui une sévère discipline. Mais Dieu n’est pas injuste pour oublier tout ce qu’il y a eu de bien dans la vie de Josaphat, et Il le mentionne en même temps qu’Il lui reproche son association (v. 2-3).

Le récit biblique nous conduit à penser que Josaphat s’est humilié. Le chapitre 20 – jour d’épreuve pour lui – nous le montre dans une foi et une confiance en Dieu remarquables. Hélas ! Josaphat retombera dans ce travers des associations malheureuses avec des hommes qui agissent méchamment (2 Chr. 20 : 35 ; 1 Rois 22 : 49-50 ; 2 Rois 3 : 7).

Se séparer du mal

« Si tu sépares ce qui est précieux de ce qui est vil, tu seras comme ma bouche » (Jér. 15 : 19).
La haine du mal, dont nous venons de dire quelques mots, constitue la base de la séparation du mal, sur laquelle nous allons nous arrêter un peu maintenant.

Un enseignement tiré de l’histoire d’Israël

L’Eternel avait mis à part pour lui-même le peuple d’Israël afin qu’il Lui appartienne en propre. Héritier des promesses divines faites à Abraham, ce peuple était le seul à posséder la révélation de Dieu – ce qu’il avait communiqué par Moïse et par les prophètes. Entouré de peuples idolâtres et corrompus, Israël aurait dû s’en tenir séparé, et marcher dans le chemin où il pouvait glorifier son Dieu et jouir de ses bénédictions.

Nous savons qu’Israël n’a nullement répondu à ce que Dieu attendait de lui :
– soit il n’a pas réalisé la séparation d’avec les peuples qui l’entouraient, s’est mêlé avec eux, puis a adopté leurs coutumes et leurs idoles,
– soit il a rigoureusement maintenu une séparation extérieure, mais s’est glorifié de sa place privilégiée, gardant les formes du judaïsme, tout en ayant un cœur éloigné de Dieu. Son état est décrit, au temps d’Esaïe comme au temps de Jésus, par les mots : « Ce peuple m’honore des lèvres, mais leur cœur est très éloigné de moi » (Matt. 15 : 8).

Dans l’époque chrétienne, les croyants ont été « retirés du présent siècle mauvais » (Gal. 1 : 4). En ce qui concerne leur appel, ils sont séparés du monde. « Ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde », dit le Seigneur (Jean 17 : 14, 16).

Mais nous courons les mêmes dangers qu’Israël : soit de nous conformer au monde qui nous entoure, soit de nous contenter d’une séparation extérieure qui laisse subsister le mal et le sommeil spirituel dans nos cœurs.

Une religion faite de formes et d’habitudes conduit à perdre tout discernement spirituel, à confondre ce qui est important et ce qui ne l’est pas, et à avoir une mesure différente pour se juger soi-même et pour juger les autres. Le tableau que le Seigneur trace des scribes et des pharisiens en Matthieu 23 est impressionnant à cet égard.

Séparation personnelle du mal

« Purifions-nous nous-mêmes de toute souillure de chair et d’esprit, achevant la sainteté dans la crainte de Dieu » (2 Cor. 7 : 1). Nous sommes dans un monde caractérisé par les souillures de toute sorte. De plus, nos cœurs produisent sans réserve ce « qui souille l’homme » (Matt. 15 : 18-19).

Tenons-nous séparés de tout ce mal, et confessons sans délai nos manquements à Dieu. Cultivons ainsi une vraie communion avec Lui.

L’apôtre nous avertit solennellement : « Ne vous mettez pas sous un joug mal assorti avec les incrédules » (2 Cor. 6 : 14). Il évoque par là des associations entre croyants et incrédules, en vue d’une marche en commun ou d’une collaboration dans ce monde. On peut citer l’exemple du mariage ou d’une association professionnelle, mais l’enseignement a une portée générale. Un tel lien est insensé, car « quelle relation y a-t-il entre la justice et l’iniquité ? ou quelle communion entre la lumière et les ténèbres ? et quel accord de Christ avec Béliar ? ou quelle part a le croyant avec l’incrédule ? » (v. 14-15). Il conduit le croyant à adopter les façons de faire et de penser du monde, à renier pratiquement son appel céleste et à déshonorer Dieu.

Souvenons-nous que nous sommes appelés à être les témoins de Christ et à faire briller sa lumière ici-bas. Ceci ne peut avoir lieu sans une véritable séparation du monde qui l’a rejeté. « N’ayez rien de commun avec les œuvres infructueuses des ténèbres, mais plutôt réprouvez-les aussi » (Eph. 5 : 11). Notre séparation n’est pas seulement une chose négative, une absence de liaison.

Elle a un caractère positif, celui d’une lumière qui brille dans les ténèbres. « Tout ce qui est réprouvé par la lumière est manifesté ; car ce qui manifeste tout, c’est la lumière » (v. 13). En nous conduisant comme « des enfants de Dieu irrépréhensibles, au milieu d’une génération dévoyée et pervertie », nous pouvons « briller comme des luminaires dans le monde » (Phil. 2 : 15). Ce n’est qu’en étant moralement séparés du monde que nous pouvons lui être utiles, par un témoignage clair rendu à Christ.

Séparation collective du mal

L’assemblée à Corinthe, au moment où l’apôtre Paul lui a écrit sa première épître, était en mauvais état. Le chapitre 5 nous apprend qu’un mal moral grave y était supporté (v. 1), ces croyants n’ayant pas réalisé la nécessité de l’ôter du milieu d’eux. En fait, s’ils manquaient du discernement nécessaire pour cela, c’était à cause de leur bas état spirituel et de l’orgueil qui les remplissait (v. 2). L’apôtre les blâme sévèrement et les exhorte à s’humilier et à ôter du milieu d’eux celui qui avait commis cette honteuse action.

De façon plus générale, il les exhorte à ôter « le vieux levain » (v. 7) -c’est-à-dire le mal – et « le méchant » (v. 13) – c’est-à-dire celui qui est caractérisé par le mal.

Nous avons ici la responsabilité de l’assemblée. Elle doit juger « ceux du dedans », en laissant à Dieu le soin de juger « ceux du dehors » (v. 12-13). Le principe : « Un peu de levain fait lever la pâte tout entière » (v. 6) – répété en Galates 5 : 9 à l’occasion d’un mal doctrinal – met en évidence la solidarité des croyants qui constituent l’assemblée. S’ils sont indifférents au mal, ils deviennent participants à celui-ci. Il est donc indispensable qu’ils s’en humilient, qu’ils le jugent et l’ôtent du milieu d’eux. « Otez le vieux levain, afin que vous soyez une nouvelle pâte, comme vous êtes sans levain » (v. 7).

La seconde moitié du chapitre met en évidence un point qui concerne notre responsabilité individuelle. Les nécessités de notre vie sur la terre impliquent certaines relations avec des gens caractérisés par le péché – quoique ces contacts doivent être marqués par une grande retenue. Mais pour que la discipline exercée sur une personne exclue de l’assemblée porte ses fruits et amène sa restauration, les relations des croyants vis-à-vis de lui doivent être plus distantes qu’avec les gens du monde (v. 9-11).

Les Corinthiens ont obéi à l’apôtre et se sont humiliés. Dans la seconde épître, il reparle de ce cas (2 : 5-11). Fort heureusement, la discipline de l’assemblée avait été une « punition », ou une répréhension, « infligée par le grand nombre » (v. 6) et avait produit la tristesse et la repentance. On pouvait maintenant envisager la restauration de celui qui avait été exclu.

Se retirer de ce qui n’est pas selon Dieu

La seconde épître à Timothée, la dernière de l’apôtre Paul, a été écrite à une époque où la condition pratique de l’Eglise s’était déjà dégradée. Les instructions que nous y trouvons ont d’autant plus de valeur pour nous que le mal s’est encore aggravé au cours des siècles.

Dans ce qui portait le nom d’assemblée, il y avait des enseignements vains et profanes, une impiété qui allait croissant, un mal qui allait ronger comme une gangrène. On s’écartait de la vérité, on enseignait des erreurs graves et on renversait la foi de quelques-uns (2 : 16-18). La confusion était telle qu’il pouvait devenir impossible de discerner qui appartenait au Seigneur et qui n’avait qu’une apparence de christianisme.

Mais dans un tel état de choses, la responsabilité du croyant demeure : « Qu’il se retire de l’iniquité (ou : de l’injustice), quiconque prononce le nom du Seigneur » (v. 19). C’est le principe que nous avons déjà rencontré plusieurs fois, sous diverses formes: la nécessité de nous séparer du mal. Rester associé à celui-ci est une façon de le cautionner et de s’en rendre solidaire.

L’apôtre poursuit en comparant l’Eglise responsable à « une grande maison », dans laquelle il y a toutes sortes de vases, « certains à honneur, d’autres à déshonneur » (v. 20). « Si donc quelqu’un se purifie de ceux-ci, il sera un vase à honneur, sanctifié, utile au maître, préparé pour toute bonne œuvre » (v. 21). La fidélité individuelle est toujours possible, quelle que soit la situation.

L’apôtre ajoute : « Mais fuis les convoitises de la jeunesse, et poursuis la justice, la foi, l’amour, la paix, avec ceux qui invoquent le Seigneur d’un cœur pur » (v. 22). Fuir le mal en ce qui concerne notre propre conduite, poursuivre les vertus chrétiennes en donnant la première place à Dieu et à ce qui est juste à ses yeux, et discerner « ceux qui invoquent le Seigneur d’un cœur pur » pour réaliser avec eux les bénédictions inaltérables attachées au rassemblement autour du Seigneur – voilà ce qui est placé devant nous.

Que le Seigneur nous donne des cœurs engagés pour Lui, et une vraie humilité ! Qu’il nous apprenne à juger nos propres voies devant Lui ! Qu’Il nous enseigne à nous supporter l’un l’autre avec patience ! Et qu’Il nous accorde des pensées et une attitude justes à l’égard de ce qui est bien et de ce qui est mal !

J-A M – article paru dans le « Messager évangélique » (2008)

Source de l’article

Que Dieu vous bénisse

 

 

Dieu est fidèle – Léopold Guyot

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Dieu est fidèle

Pasteur Léopold Guyot

Dans la Bible, où il apparait régulièrement quand il est question de Dieu, le mot fidélité a le sens de solidité (tenir solidement comme avec un lien que rien ne peut rompre), de fermeté (ferme comme un roc). Dieu dans sa fidélité est comparé à un rocher que rien ne peut ébranler.

Il est le rocher ; ses œuvres sont parfaites, Car toutes ses voies sont justes ; C’est un Dieu fidèle et sans iniquité, Il est juste et droit. Deutéronome 32:4

Le psalmiste prend encore l’image d’une tour forte dans laquelle on trouve un refuge sûr. La fidélité inspire la confiance et l’espérance.

Dieu ! écoute mes cris, Sois attentif à ma prière !
Du bout de la terre je crie à toi, le cœur abattu ; Conduis–moi sur le rocher que je ne puis atteindre !
Car tu es pour moi un refuge, Une tour forte, en face de l’ennemi.
Je voudrais séjourner éternellement dans ta tente, Me réfugier à l’abri de tes ailes. Psaume 61:2-4

On retrouve la même pensée sous la plume de Salomon :

Le nom de l’Eternel est une tour forte ; Le juste s’y réfugie, et se trouve en sûreté. Proverbes 18:10

Quoique dans ces passages le mot « fidélité » ne figure pas, la pensée y est très fortement présente, surtout lorsqu’on les compare avec les paroles particulièrement éloquentes et encourageantes du psaume 91 :

Celui qui demeure sous l’abri du Très–Haut Repose à l’ombre du Tout Puissant.
Je dis à l’Eternel : Mon refuge et ma forteresse, Mon Dieu en qui je me confie !
Car c’est lui qui te délivre du filet de l’oiseleur, De la peste et de ses ravages.
Il te couvrira de ses plumes, Et tu trouveras un refuge sous ses ailes ;

Sa fidélité est un bouclier et une cuirasse. Psaume 91:1-4

De nombreux passages bibliques mettent en évidence la sécurité que trouvent ceux qui se confient en Dieu, comme le dit l’Eternel par son prophète :

Car ainsi a parlé le Seigneur, l’Eternel, le Saint d’Israël : C’est dans la tranquillité et le repos que sera votre salut, C’est dans le calme et la confiance que sera votre force. Esaïe 30:15

Lorsque nous parlons de la fidélité de Dieu, nous incluons bien entendu la fidélité de son Fils, notre Seigneur Jésus-Christ.

Le témoin fidèle, le premier-né des morts, et le prince des rois de la terre!

Celui qui nous aime, qui nous a délivrés de nos péchés par son sang, et qui a fait de nous un royaume, des sacrificateurs pour Dieu son Père.

A lui soient la gloire et la puissance, aux siècles des siècles! Amen! Apocalypse 1:5

Le Seigneur Jésus-Christ nous assure aussi de sa fidèle protection :

Mes brebis entendent ma voix ; je les connais, et elles me suivent.
Je leur donne la vie éternelle ; et elles ne périront jamais, et personne ne les ravira de ma main.
Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tous ; et personne ne peut les ravir de la main de mon Père. Moi et le Père nous sommes un. Jean 10:27-30

L’auteur de l’épitre aux Hébreux à beaucoup parlé du ministère d’intercession du Seigneur Jésus-Christ ressuscité et présent pour nous devant le Père.

Christ est fidèle comme Fils sur sa maison; et sa maison, c’est nous, pourvu que nous retenions jusqu’à la fin la ferme confiance et l’espérance dont nous nous glorifions. Hébreux 3:6

Il présente cette fonction du ministère de Christ comme une chose capitale.

Le point capital de ce qui vient d’être dit, c’est que nous avons un tel souverain sacrificateur, qui s’est assis à la droite du trône de la majesté divine dans les cieux, comme ministre du sanctuaire et du véritable tabernacle, qui a été dressé par le Seigneur et non par un homme. Hébreux 8:1

L’apôtre Jean écrit :

Mes petits enfants, je vous écris ces choses, afin que vous ne péchiez point. Et si quelqu’un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus–Christ le juste.
Il est lui–même une victime expiatoire pour nos péchés, non seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du monde entier.

Alors nous disons avec l’apôtre Paul : Qui peut nous séparer de l’amour du Christ ? Romains 8:35

Louons Dieu pour sa fidélité

Les croyants cités dans la Bible ont abondamment célébré la fidélité de l’Eternel. Il en est fait mention dans une quarantaine de psaumes, avec ces principales citations :

Cantique pour le jour du sabbat. Il est beau de louer l’Eternel, Et de célébrer ton nom, ô Très–Haut ! D’annoncer le matin ta bonté, Et ta fidélité pendant les nuits … Psaume 92:1

Je te louerai au son du luth, je chanterai ta fidélité, mon Dieu, Je te célébrerai avec la harpe, Saint d’Israël ! Psaumes 71:22

Je te louerai parmi les peuples, Seigneur ! Je te chanterai parmi les nations.
Car ta bonté atteint jusqu’aux cieux, Et ta fidélité jusqu’aux nues. Psaume 57:9,10

La fidélité est un attribut de Dieu. Elle fait intégralement partie de sa nature.

Il se présente comme:

l’Eternel, Dieu miséricordieux et compatissant, lent à la colère, riche en bonté et en fidélité, qui conserve son amour jusqu’à mille générations. Exode 34:6

Comme le confirment encore de nombreux passages de la Bible, sa fidélité, associée à sa bonté, « dure toujours ».

Elles sont éternelles.

Car l’Eternel est bon ; sa bonté dure toujours, Et sa fidélité de génération en génération. Psaumes 100:5

Car sa bonté pour nous est grande, Et sa fidélité dure à toujours. Louez l’Eternel ! Psaumes 117:2

C’est peut-être parce que nous avons tellement de lacune dans ce domaine que nous ne sommes pas suffisamment conscients de la grande fidélité de Dieu.

Le prophète Jérémie, dans ses moments de profond découragement, trouve son réconfort dans la pensée de la fidélité éternelle de Dieu.

Voici ce que je veux repasser en mon cœur, Ce qui me donnera de l’espérance.
Les bontés de l’Eternel ne sont pas épuisées, Ses compassions ne sont pas à leur terme ;
Elles se renouvellent chaque matin. Oh ! que ta fidélité est grande !
L’Eternel est mon partage, dit mon âme ; C’est pourquoi je veux espérer en lui.
L’Eternel a de la bonté pour qui espère en lui, Pour l’âme qui le cherche. Lamentations de Jérémie 3: 21-25

Nous pouvons douter de la fidélité des autres et même de la notre, mais jamais de celle de Dieu.

Eh quoi ! si quelques–uns n’ont pas cru, leur incrédulité anéantira–t–elle la fidélité de Dieu ? Romains 3:3

Si nous sommes infidèles, il demeure fidèle, car il ne peut se renier lui–même. 2 Timothée 2:13

Dieu, un rocher,

Un rocher, environné et souvent battu par les flots impétueux de la mer, ou encore qui s’élève majestueux dans une chaine de montagne, produit le sentiment d’invulnérabilité, d’immuabilité. Une chose que rien ne pourra jamais détruire.

David adressa à l’Eternel les paroles de ce cantique, lorsque l’Eternel l’eut délivré de la main de tous ses ennemis et de la main de Saül. Il dit :

L’Eternel est mon rocher, ma forteresse, mon libérateur.
Dieu est mon rocher, où je trouve un abri, Mon bouclier et la force qui me sauve, Ma haute retraite et mon refuge. O mon Sauveur ! tu me garantis de la violence. 2 Samuel 22: 1…

Nous apprécions de trouver quelqu’un en qui nous pouvons avoir une totale confiance à cause de sa fidélité.

Moïse l’homme de Dieu, a rendu à l’Eternel ce témoignage fort :

Cieux ! prêtez l’oreille, et je parlerai ; Terre ! écoute les paroles de ma bouche.
Que mes instructions se répandent comme la pluie, Que ma parole tombe comme la rosée, Comme des ondées sur la verdure, Comme des gouttes d’eau sur l’herbe !
Car je proclamerai le nom de l’Eternel. Rendez gloire à notre Dieu !
Il est le rocher ; ses œuvres sont parfaites, Car toutes ses voies sont justes ; C’est un Dieu fidèle et sans iniquité, Il est juste et droit. Deutéronome 32:1-4

Il est le rocher ses œuvres sont parfaites

Nous avons besoin d’acquérir ou de retrouver la notion biblique de la fidélité de Dieu, celle qui nous le montre toujours présent, attentif et disponible, en faveur de tous ceux qui cherchent en Lui du secours. Mais nous avons aussi certainement besoin de nous humilier en reconnaissant notre manque de zèle à le chercher et à le servir, comme le reprochait Moïse aux enfants de Jacob :

S’ils se sont corrompus, à lui n’est point la faute ; La honte est à ses enfants, Race fausse et perverse.
Est–ce l’Eternel que vous en rendrez responsable, Peuple insensé et dépourvu de sagesse ? N’est–il pas ton père, ton créateur ? N’est–ce pas lui qui t’a formé, et qui t’a affermi ?
Rappelle à ton souvenir les anciens jours, Passe en revue les années, génération par génération, Interroge ton père, et il te l’apprendra, Tes vieillards, et ils te le diront. Deutéronome 32:5-7

Je crois, je suis même certain, qu’il nous faut revenir à la piété ancienne des vrais croyants qui ne se contentaient pas de quelques pratiques religieuses rassurantes, mais dont la foi et la vie dépendaient de la fidélité de Dieu.

Sur Dieu reposent mon salut et ma gloire ; Le rocher de ma force, mon refuge, est en Dieu. Psaumes 62:7

Sois pour moi un rocher qui me serve d’asile, Où je puisse toujours me retirer ! Tu as résolu de me sauver, Car tu es mon rocher et ma forteresse. Psaumes 71:3

C’est par la foi que Sara elle–même, malgré son âge avancé, fut rendue capable d’avoir une postérité, parce qu’elle crut à la fidélité de celui qui avait fait la promesse. Hébreux 11:11

Ceux de la Nouvelle Alliance ont aussi montré une foi inébranlable dans la grâce et le soutien quotidien du Seigneur Jésus, leur maître auquel ils étaient fortement attachés, comme le proclament l’apôtre Pierre et l’apôtre Paul :

Simon Pierre lui répondit : Seigneur, à qui irions–nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle.
Et nous avons cru et nous avons connu que tu es le Christ, le Saint de Dieu. Jean 6:68

Je sais en qui j’ai cru, et je suis persuadé qu’il a la puissance de garder mon dépôt jusqu’à ce jour–là. 2 Timothée 1:12

Si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui–même pour moi. Galates 2:20

Lorsque le psalmiste évoquait la sécurité du Rocher Eternel, il avait à la pensée les montagnes de Judée, où il se réfugiait dans les grottes des rochers lorsque ses ennemis le poursuivaient. Il pouvait aussi conclure que seul l’Eternel était sa réelle protection :

Cantique des degrés. Je lève mes yeux vers les montagnes… D’où me viendra le secours ?
Le secours me vient de l’Eternel, Qui a fait les cieux et la terre. Il ne permettra point que ton pied chancelle ; Celui qui te garde ne sommeillera point. Voici, il ne sommeille ni ne dort, Celui qui garde Israël. Psaume 121:3

Ecoutons et recevons l’exhortation du prophète :

A celui qui est ferme dans ses sentiments Tu assures la paix, la paix, Parce qu’il se confie en toi.
Confiez–vous en l’Eternel à perpétuité, Car l’Eternel, l’Eternel est le rocher des siècles. Esaïe 26:3,4

Dieu, une tour forte

David, toujours lui, qui avait une si grande confiance en Dieu, s’écrie :

O Dieu ! écoute mes cris, Sois attentif à ma prière !
Du bout de la terre je crie à toi, le cœur abattu ; Conduis–moi sur le rocher que je ne puis atteindre !
Car tu es pour moi un refuge, Une tour forte, en face de l’ennemi. Psaume 61:1

Nous voyons encore çà et là, de ces forteresses impressionnantes par leur hauteur et l’épaisseur de leurs murs, qui devaient apparaître imprenables, mais qui cependant finissaient par être investies par des guerriers intrépides et valeureux.

Jérusalem était entre autres une ville fortifiée où les habitants se réfugiaient lors des attaques des armées ennemies. Jéricho fut aussi une forteresse impressionnante, mais nous savons comment Josué et ses troupes en sont venu à bout, par la foi. Hébreux 11.30

Il existe une forteresse invincible et éternelle dans laquelle nous pouvons aujourd’hui nous réfugier.

Le nom de l’Eternel est une tour forte ; Le juste s’y réfugie, et se trouve en sûreté. Proverbes 18:10

Comme David et les véritables croyants nous pouvons prier :

Je dis à l’Eternel : Mon refuge et ma forteresse, Mon Dieu en qui je me confie ! Psaumes 91:2

Car tu es pour moi un refuge, Une tour forte, en face de l’ennemi. Je voudrais séjourner éternellement dans ta tente, Me réfugier à l’abri de tes ailes. Psaumes 61:3

Un bouclier, une cuirasse

Il te couvrira de ses plumes, Et tu trouveras un refuge sous ses ailes ; Sa fidélité est un bouclier et une cuirasse. Psaumes 91:4

La Bible utilise des images très suggestives pour nous encourager à rechercher la protection de Dieu, comme dans ce passage ci-dessus : Sa fidélité est un bouclier et une cuirasse.

Un bouclier que l’on place entre soi et l’ennemi qui lance ses flèches ou menace de sa lance. Une cuirasse qui entoure et protège le corps contre les coups de l’adversaire.

Prenez par–dessus tout cela le bouclier de la foi, avec lequel vous pourrez éteindre tous les traits enflammés du malin.

La foi en Dieu nous place sous sa protection, le faisant intervenir entre nous et notre adversaire. En réalité le bouclier c’est Dieu et notre foi en Lui le fait mouvoir !

Heureux celui qui a pour secours le Dieu de Jacob, Qui met son espoir en l’Eternel, son Dieu ! Psaumes 146:5

A chaque fois que dans la Bible, il est question d’une personne dont l’Eternel est le Dieu, cela nous invite à considérer la façon dont le Seigneur est intervenu dans sa vie. Nous sommes encouragés par la fidélité dont Dieu a fait preuve en faveur de tous ceux qui ont placé en Lui leur confiance: Abraham, Isaac, Jacob, puis d’autre encore comme Samuel, David, Daniel, etc.

Dieu exprime sa fidélité dans plusieurs domaines, soit en faveur du monde en général, en faisant du bien, en veillant à la stabilité des lois naturelles qui régissent l’univers, d’une manière plus spirituelle par le témoignage de la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ dans le monde entier.

Il l’exprime aussi en faveur d’une nation, pour l’accomplissement de ses desseins, d’une manière toute particulière à l’égard d’Israël.

Il la manifeste aussi en faveur de quiconque cherche à le connaître, l’invoque pour être secouru, quelque soit sa nationalité, sa race ou sa religion.

Enfin, Dieu exerce sa fidélité comme un Père en faveur de ses enfants.

En pardonnant nos péchés

Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité. 1 Jean 1:9

En prenant soin de nous, nous guérissant de nos maladies, renouvelant nos forces chaque jour, et pourvoyant à nos besoins jusqu’à la fin de notre vie terrestre.

Mon âme, bénis l’Eternel, Et n’oublie aucun de ses bienfaits !
C’est lui qui pardonne toutes tes iniquités, Qui guérit toutes tes maladies ;
C’est lui qui délivre ta vie de la fosse, Qui te couronne de bonté et de miséricorde ;
C’est lui qui rassasie de biens ta vieillesse, Qui te fait rajeunir comme l’aigle.

En exhaussant nos prières, comme le témoigne David dans un psaume.

En toi se confiaient nos pères ; Ils se confiaient, et tu les délivrais.
Ils criaient à toi, et ils étaient sauvés ; Ils se confiaient en toi, et ils n’étaient point confus. Psaume 22:4

En nous secourant dans la tentation, nous préservant de la chute et nous délivrant du mal.

Aucune tentation ne vous est survenue qui n’ait été humaine, et Dieu, qui est fidèle, ne permettra pas que vous soyez tentés au delà de vos forces ; mais avec la tentation il préparera aussi le moyen d’en sortir, afin que vous puissiez la supporter. 1 Corinthiens 10:13

En nous affermissant jusqu’à la fin

Il vous affermira aussi jusqu’à la fin, pour que vous soyez irréprochables au jour de notre Seigneur Jésus–Christ.
Dieu est fidèle, lui qui vous a appelés à la communion de son Fils, Jésus–Christ notre Seigneur. 1 Corinthiens 1:8,9

Mais aussi en nous corrigeant lorsque nous le méritons. C’est un aspect de la fidélité de Dieu que nous ne réalisons pas suffisamment.

Je sais, ô Eternel ! que tes jugements sont justes ; C’est par fidélité que tu m’as humilié Psaumes 119:75

Moi, je reprends et je châtie tous ceux que j’aime. Aie donc du zèle, et repens–toi. Apocalypse 3:19

Avant d’avoir été humilié, je m’égarais ; Maintenant j’observe ta parole. Psaumes 119:67

Vous n’avez pas encore résisté jusqu’au sang, en luttant contre le péché.
Et vous avez oublié l’exhortation qui vous est adressée comme à des fils: Mon fils, ne méprise pas le châtiment du Seigneur, Et ne perds pas courage lorsqu’il te reprend ;
Car le Seigneur châtie celui qu’il aime, Et il frappe de la verge tous ceux qu’il reconnaît pour ses fils.
Supportez le châtiment : c’est comme des fils que Dieu vous traite ; car quel est le fils qu’un père ne châtie pas ?
Mais si vous êtes exempts du châtiment auquel tous ont part, vous êtes donc des enfants illégitimes, et non des fils.
D’ailleurs, puisque nos pères selon la chair nous ont châtiés, et que nous les avons respectés, ne devons–nous pas à bien plus forte raison nous soumettre au Père des esprits, pour avoir la vie ?
Nos pères nous châtiaient pour peu de jours, comme ils le trouvaient bon ; mais Dieu nous châtie pour notre bien, afin que nous participions à sa sainteté. Hébreux 12:4-10

D’une manière générale, Dieu est fidèle à toute sa Parole, à toutes les prophéties annoncées, et à toutes les promesses, contenues dans la Bible

Conclusion

Du sein de la détresse j’ai invoqué l’Eternel : L’Eternel m’a exaucé, m’a mis au large.
L’Eternel est pour moi, je ne crains rien : Que peuvent me faire des hommes ?
L’Eternel est mon secours, Et je me réjouis à la vue de mes ennemis.
Mieux vaut chercher un refuge en l’Eternel Que de se confier à l’homme ;
Mieux vaut chercher un refuge en l’Eternel Que de se confier aux grands. Psaume 118:5-9

Ne vous confiez pas aux grands, Aux fils de l’homme, qui ne peuvent sauver.
Leur souffle s’en va, ils rentrent dans la terre, Et ce même jour leurs desseins périssent.
Heureux celui qui a pour secours le Dieu de Jacob, Qui met son espoir en l’Eternel, son Dieu !
Il a fait les cieux et la terre, La mer et tout ce qui s’y trouve. Il garde la fidélité à toujours. Psaume 146:3-6

La fidélité de Dieu est un encouragement et un stimulant pour les croyants, chez qui Dieu cherche une fidélité réciproque, c’est à dire une foi persévérante envers lui et une conduite constante et loyale en toutes circonstances.

Il vous affermira aussi jusqu’à la fin, pour que vous soyez irréprochables au jour de notre Seigneur Jésus–Christ.
Dieu est fidèle, lui qui vous a appelés à la communion de son Fils, Jésus–Christ notre Seigneur. 1 Corinthiens 1:8,9

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Que Dieu vous bénisse

 

La faveur de Dieu en tout temps – Gary Wilkerson

1 Corinthiens 2.9

La faveur de Dieu

en tout temps

Par Gary Wilkerson

Le 11.06. 2018

As-tu un combat dans ta vie que tu n’as jamais été capable de remporter ? Tu te demandes : “Puis-je réellement trouver de la joie dans la vie chrétienne ? Vais-je lutter contre cela toute ma vie ?”

J’aime conseiller les gens. Je suis abondamment béni quand je vois quelqu’un être libéré par la Bonne Nouvelle de Christ, être enfin capable de profiter de la vie. Rien ne satisfait comme la vue d’un infirme spirituel enfin guéri et sautant vers l’avant, vers la vie, avec un espoir nouveau, une joie et une foi nouvelles.

Cela ne se fait pas tout seul, cela-dit. Les conflits que nous affrontons tous chaque jour sont sérieux parce que les défis ne cessent jamais dans notre vie, au milieu de ce monde déchu. Satan travaille constamment à obscurcir l’œuvre de Dieu dans notre vie. A tout moment, même le chrétien le plus dévoué peut se retrouver trébuchant au bord de l’incrédulité.

J’ai connu un couple merveilleux dont la foi a été mise à l’épreuve par une nouvelle concernant leur plus jeune fils. Quand il est entré en CE2, on leur a dit qu’il avait un sévère trouble de l’apprentissage. On leur a conseillé de le retirer de l’école et de lui apprendre un métier pour qu’il puisse un jour gagner sa vie. Tout en acceptant la situation à un certain niveau, ils ont été conduits à déclarer par la foi : “Nous n’acceptons pas que ce soit le plan de Dieu pour notre enfant.” Ils ont laissé l’enfant à l’école et lui ont répété encore et encore : “Nous croyons en toi,” tout en passant de longues heures à travailler avec lui. A travers leur persévérance et leur foi, cet enfant est devenu un bon étudiant, diplômé de l’université, à présent pasteur d’une église prospère.

Dieu utilise les temps difficiles que nous vivons pour nous préparer à recevoir les bénédictions de Sa faveur. C’est une vérité puissante et, malgré les circonstances difficiles, Il est avec nous en toutes choses, peu importe à quel point notre situation nous semble sombre.

Tu peux être assuré de la faveur de Dieu : “ Mais, comme il est écrit, ce sont des choses que l’œil n’a point vues, que l’oreille n’a point entendues, et qui ne sont point montées au cœur de l’homme, des choses que Dieu a préparées pour ceux qui l’aiment” (1 Corinthiens 2:9).

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Que Dieu vous bénisse

 

Garder sa Parole – Paul Calzada

Jean 8.51

Garder sa Parole

Par Paul Calzada

« Si quelqu’un garde ma Parole, il ne verra jamais la mort…  » (Jean 8.51).

Alors qu’il parcourait les villes et villages de Pologne, distribuant la Bible, le colporteur Michel Billister laissa une Bible chez un villageois désireux de la posséder. Cet homme lut le livre, il devint un croyant engagé, et il commença à partager sa foi dans son village. La Bible passait de maison en maison, et deux cents autres personnes devinrent croyantes.

Lorsqu’en 1840, le colporteur repassa dans ce lieu, un grand nombre de personnes se rassemblèrent pour l’entendre parler sur la Bible. Comme il voulait savoir ce que ces gens avaient fait de la Bible qu’il avait laissée, il leur demanda s’ils avaient mémorisés quelques versets. L’un des assistants se leva et lui dit : « Voulez-vous que nous récitions des versets ou des chapitres ? »

Quelque peu étonné, le colporteur leur dit : « Vous êtes en train de me dire qu’il y a ici des personnes qui connaissent des chapitres entiers de la Bible ? » « En effet – répondit son interlocuteur – nous avons mémorisé non seulement des chapitres entiers, mais également des livres entiers de la Bible ».  »

Treize d’entre nous connaissent les évangiles de Matthieu et de Luc, d’autres peuvent vous réciter la moitié du livre de la Genèse, l’un parmi nous a appris tout le livre des Psaumes. N’ayant qu’une seule Bible, nous avons essayé de mémoriser le plus possible la Parole de Dieu. Cela nous a permis, alors que les pages étaient de plus en plus usées et devenues illisibles, de continuer à partager sur son contenu. » Emu par ce témoignage, le colporteur leur laissa le stock de Bibles dont il disposait, et par la suite, il leur en fit livrer autant qu’ils en avaient besoin. Voilà des personnes qui s’étaient attachées à mémoriser la Parole de Dieu. Bien avant l’arrivée de l’imprimerie, les livres étaient rares et chers ; le seul moyen de connaître les Écritures, pour la plupart des gens du peuple, c’était d’en mémoriser le plus possible. Voilà pourquoi il est écrit : « Tu les inculqueras à tes enfants, et tu en parleras quand tu seras dans ta maison, quand tu iras en voyage, quand tu te coucheras et quand tu te lèveras. » (Deutéronome 6.7). Les moyens modernes : tablettes, ordinateurs, bible online etc. rendent l’effort de mémorisation presque inutile ; ils nous incitent à une forme de paresse.

En ce qui vous concerne, est-ce que vous cherchez à garder en mémoire quelques versets de l’Écriture ? Garder sa Parole, c’est une ressource spirituelle pour vos âmes.

Ma décision en ce jour :

Tout comme Marie gardait toutes les paroles de Jésus dans son cœur (Luc 2.51), je veux aussi apprendre à garder ta Parole dans mon cœur.

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Que Dieu vous bénisse

 

Le bonheur et l’argent – Paul Calzada

Philippiens 4.11-13.jpg

Le bonheur et l’argent

Par Paul Calzada

Le Samedi 12 mai 2018

La fortune est pour le riche une ville forte ; dans son imagination, c’est une haute muraille. » (Proverbes 18.11)

L’argent fait rêver ! Dans l’imaginaire des hommes, il y a comme une sorte de relation étroite entre richesse et bonheur. Certaines publicités cherchent à faire croire cela.

L’engouement pour les jeux de hasard, avec un nombre toujours plus grand de participants, semble suggérer que l’argent fait le bonheur.

Cependant lorsqu’on considère les divers sondages effectués dans les pays riches, une majorité de personnes indique que l’argent n’est pas l’essentiel.

Cette ambiguïté se retrouve dans ce dicton bien connu : « L’argent ne fait pas le bonheur, mais il y contribue ».

S’il est nécessaire, l’argent ne saurait toutefois constituer le seul horizon de notre vie. La richesse n’a jamais été garante du bonheur.

Lorsque nous lisons les propos désabusés du roi Salomon, nous mesurons cette cruelle déception : « J’exécutai de grands travaux… Je m’amassai de l’argent et de l’or… Tout ce que mes yeux ont désiré, je ne les en ai point privés… et voici, tout est vanité et poursuite du vent » (Ecclésiaste 2.4-11).

Rêve et désillusion, attrait et déception, voilà ce qu’exprime l’ecclésiaste. En d’autres mots, il a cru que la richesse, et tout ce que pouvait lui procurer l’argent, allaient le rendre heureux, mais il n’en a été rien.

Certes, l’argent nous permet de satisfaire nos désirs, mais cette satisfaction n’est pas systématiquement synonyme de bonheur. La source du bonheur est ailleurs. Dans l’épître aux Philippiens, où Paul fait l’éloge de la joie et du bonheur, il rappelle que la joie et le bonheur ne sont pas dans ce que l’on a, ou dans ce que l’on n’a pas, mais dans la communion avec Dieu.

Il l’exprime ainsi :

« Je sais vivre dans la nécessité et dans l’abondance. En tout j’ai appris à avoir faim et à être rassasié, à être dans l’abondance et à être dans la disette » (Philippiens 4.11-13).

Il nous rappelle qu’il puise sa joie dans la connaissance du Seigneur (Philippiens 3.7-9).

Riche ou pauvre, la réalité du bonheur se trouve dans une relation d’amour et de paix avec notre créateur. Le mythe du bonheur, relié à la fortune, était dans la tête de cet homme riche cité dans l’Évangile : « Je dirai à mon âme : Mon âme, tu as beaucoup de bien en réserve pour plusieurs années ; repose-toi, mange, bois, et réjouis-toi » (Luc 12:19).

Mais la mort est venue soudainement détruire tous ses rêves de bonheur.

Ma prière en ce jour :

Mets dans mon cœur plus de joie que n’en ont certains quand abonde leur richesse.

Que ta présence soit ma source de paix et de joie.

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Que Dieu vous bénisse

 

L’adoration du Saint-Esprit dans l’église- L’adoration du Saint-Esprit est elle biblique?

Actes 2.32-33

L’adoration du Saint-Esprit

dans l’église.

L-adoration du saint-esprit

L’adoration du Saint-Esprit est elle biblique?

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Le chrétien devrait-il adorer, louer ou prier le Saint-Esprit ? Le présent texte est le fruit de notre conviction au sujet du rôle du Saint-Esprit et de son ministère dans l’Eglise. Nous sommes membre d’une église qui croit aux œuvres du Saint-Esprit, mais avons, au fil des ans, consolidé un point de vue personnel très différent de la grande masse. Nous restons convaincus que notre perception est juste. Toutefois, nous offrons à tous une possibilité d’avis contraire. Votre critique nous est utile. Nous serons très concis dans cette première présentation.

Jésus donne l’Esprit Saint

Jean Baptiste l’a annoncé : 

«Moi, je vous baptise d’eau, pour vous amener à la repentance ; mais celui qui vient après moi est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne de porter ses souliers. Lui, il vous baptisera du Saint Esprit et de feu.» (Mt 3.11).

«Moi, je vous ai baptisés d’eau ; lui, il vous baptisera du Saint Esprit.» (Mc 1.8).

Jésus confirme les paroles de Jean Baptiste : 

«Jésus leur dit de nouveau : La paix soit avec vous ! Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie. 20.22 Après ces paroles, il souffla sur eux, et leur dit : Recevez le Saint Esprit. 20.23 Ceux à qui vous pardonnerez les péchés, ils leur seront pardonnés ; et ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus.» (Jean 20.21-23)

Les disciples du Christ confirment que le Saint-Esprit est bel et bien donné par Jésus.

«C’est ce Jésus que Dieu a ressuscité ; nous en sommes tous témoins. 2.33 Élevé par la droite de Dieu, il a reçu du Père le Saint Esprit qui avait été promis, et il l’a répandu, comme vous le voyez et l’entendez.» (Actes : 2.32-33)

De ces textes, nous résumons que Jésus-Christ, le Fils de Dieu, l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde, est Le seul qui donne le Saint-Esprit à ceux qui viennent à Lui.

Ce que Jésus a dit de l’œuvre du Saint-Esprit :

«Quand on vous mènera devant les synagogues, les magistrats et les autorités, ne vous inquiétez pas de la manière dont vous vous défendrez ni de ce que vous direz ; 12.12 car le Saint Esprit vous enseignera à l’heure même ce qu’il faudra dire.» (Luc 12.11-12)

«Mais le consolateur, l’Esprit Saint, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit.» (Jean 14.26)

«Quand sera venu le consolateur, que je vous enverrai de la part du Père, l’Esprit de vérité, qui vient du Père, il rendra témoignage de moi ; 15.27 et vous aussi, vous rendrez témoignage, parce que vous êtes avec moi dès le commencement.» (Jean 15.26).

«Quand le consolateur sera venu, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité ; car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu’il aura entendu, et il vous annoncera les choses à venir. 16.14 Il me glorifiera, parce qu’il prendra de ce qui est à moi, et vous l’annoncera. 16.15 Tout ce que le Père a est à moi ; c’est pourquoi j’ai dit qu’il prend de ce qui est à moi, et qu’il vous l’annoncera.» (Jean 16.13-15).

«Mais vous recevrez une puissance, le Saint Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre.» (Actes 1.8).

D’après Jésus, le Saint-Esprit inspire les œuvres du chrétien pour donner grande gloire à Dieu et au Christ. Il aide et gouverne l’œuvre de l’Eglise.

Peut-on l’adorer, le louer ou même le prier ?

Nous avons maintes fois entendu des prières du type, Saint-Esprit, fais ceci, fais cela, je te commande de me sanctifier, ouvre mes yeux, je te confie tout ce que j’ai à faire, etc. Avons-nous à adresser des prières à l’Esprit du Christ ? Quelques références pour nous laisser entrevoir l’attitude des aînés du Nouveau-Testament.

«Mais Étienne, rempli du Saint Esprit, et fixant les regards vers le ciel, vit la gloire de Dieu et Jésus debout à la droite de Dieu.7.56 Et il dit : Voici, je vois les cieux ouverts, et le Fils de l’homme debout à la droite de Dieu.» (Actes 7.55).

«Or, l’espérance ne trompe point, parce que l’amour de Dieu est répandu dans nos cœurs par le Saint Esprit qui nous a été donné » (Rm 5.5).

«Et vous n’avez point reçu un esprit de servitude, pour être encore dans la crainte ; mais vous avez reçu un Esprit d’adoption, par lequel nous crions : Abba ! Père ! » (Rm 8.15).

«L’Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. » (Rm 8.16).

«De même aussi l’Esprit nous aide dans notre faiblesse, car nous ne savons pas ce qu’il nous convient de demander dans nos prières. Mais l’Esprit lui-même intercède par des soupirs inexprimables ; 8.27 et celui qui sonde les cœurs connaît quelle est la pensée de l’Esprit, parce que c’est selon Dieu qu’il intercède en faveur des saints. » (Rm 8.26)

A la suite de ces quelques versets, nous savons que nous adorons Dieu par l’Esprit de Dieu. Celui qui n’a pas l’Esprit du Christ ne lui appartient pas, nous dit la Parole. Alors comme dans le cas d’Etienne, l’Esprit-Saint nous ouvre aux merveilles de Dieu et nous incline à l’adoration en esprit et en vérité.

C’est par lui qu’il nous est possible de porter les fruits de l’esprit dont la liste nous est donnée en Galates 5.22. C’est lui qui nous dispose à l’amour, à la joie, à la paix, à la bonté, à la maîtrise de soi, à la générosité, à la compassion et au pardon, à la bienveillance, à la patience. Sans le Saint-Esprit, le chrétien ne sera pas capable de marcher dans les commandements du Christ. Il nous aide à surpasser nos faiblesses et à marcher dans une foi triomphante.

Jusqu’ici, nous n’avons trouvé aucune raison pour lui adresser des prières directes. Du moment même où c’est Jésus qui nous parle par Lui, les prophéties, et les révélations ne sont que du Christ. Le Saint-Esprit servant de lien, de canal entre le Christ et nous. Il nous assiste dans nos défis et intercède auprès du Christ pour nous. Quant à lui adresser des réclamations et des commandes, aucune référence biblique trouvée. A l’adorer ou à le louer, point d’indication biblique trouvée.

Plutôt, nous louons, adorons, servons le Père ou le Fils par Lui. Il est l’incontournable dans le ministère chrétien. Il est à notre entendement le lien de communion et de communication entre le chrétien et Dieu. Peut-être allons-nous trouver des arguments contraires plus loin ? Quand je dis : ‘Père, je te bénis, je te loue pour cette journée merveilleuse…’ C’est uni au Saint-Esprit que ma louange a un sens. Nul ne dit Jésus-Christ est Seigneur si ce n’est par le Saint-Esprit (1Co 12:3).

Sa relation profonde avec le chrétien

Il convient de bien situer les rapports, les liens entre l’homme chrétien et le Saint-Esprit afin de mieux comprendre si l’adoration du Saint-Esprit est admise par Dieu. Que disent les Saintes Ecritures sur les rapports entre l’Esprit de Vérité et les chrétiens ?

«Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint Esprit qui est en vous, que vous avez reçu de Dieu, et que vous ne vous appartenez point à vous-mêmes ? » (1Co 6.19).

«Dieu nous les a révélées par l’Esprit. Car l’Esprit sonde tout, même les profondeurs de Dieu. 2.11 Lequel des hommes, en effet, connaît les choses de l’homme, si ce n’est l’esprit de l’homme qui est en lui ? De même, personne ne connaît les choses de Dieu, si ce n’est l’Esprit de Dieu. 2.12 Or nous, nous n’avons pas reçu l’esprit du monde, mais l’Esprit qui vient de Dieu, afin que nous connaissions les choses que Dieu nous a données par sa grâce. 2.13 Et nous en parlons, non avec des discours qu’enseigne la sagesse humaine, mais avec ceux qu’enseigne l’Esprit, employant un langage spirituel pour les choses spirituelles. 2.14 Mais l’homme animal ne reçoit pas les choses de l’Esprit de Dieu, car elles sont une folie pour lui, et il ne peut les connaître, parce que c’est spirituellement qu’on en juge. 2.15 L’homme spirituel, au contraire, juge de tout, et il n’est lui-même jugé par personne. 2.16 Car Qui a connu la pensée du Seigneur, Pour l’instruire ? Or nous, nous avons la pensée de Christ.» (1Co 2.10-16).

«Celui qui garde ses commandements demeure en Dieu, et Dieu en lui ; et nous connaissons qu’il demeure en nous par l’Esprit qu’il nous a donné…» (1Jean 3.24).

«Pour vous, bien-aimés, vous édifiant vous-mêmes sur votre très sainte foi, et priant par le Saint Esprit,1.21 maintenez-vous dans l’amour de Dieu, en attendant la miséricorde de notre Seigneur Jésus Christ pour la vie éternelle.» (1Jean 1.20-21).

«L’Esprit dit à Philippe : Avance, et approche-toi de ce char…» (Actes 8.29).

«Quand ils furent sortis de l’eau, l’Esprit du Seigneur enleva Philippe, et l’eunuque ne le vit plus. Tandis que, joyeux, il poursuivait sa route. » (Actes 8.39).

«Car les circoncis, c’est nous, qui rendons à Dieu notre culte par l’Esprit de Dieu, qui nous glorifions en Jésus Christ, et qui ne mettons point notre confiance en la chair.» (Ph 3.3).

«L’Esprit me dit de partir avec eux sans hésiter. Les six hommes que voici m’accompagnèrent, et nous entrâmes dans la maison de Corneille. 11.13 Cet homme nous raconta comment il avait vu dans sa maison l’ange se présentant à lui et disant : Envoie à Joppé, et fais venir Simon, surnommé Pierre, 11.14 qui te dira des choses par lesquelles tu seras sauvé, toi et toute ta maison. 11.15 Lorsque je me fus mis à parler, le Saint Esprit descendit sur eux, comme sur nous au commencement.» (Actes 11.12-15).

«Pendant qu’ils servaient le Seigneur dans leur ministère et qu’ils jeûnaient, le Saint Esprit dit : Mettez-moi à part Barnabas et Saul pour l’œuvre à laquelle je les ai appelés.» (Actes 13.2).

«Ayant été empêchés par le Saint Esprit d’annoncer la parole dans l’Asie, ils traversèrent la Phrygie et le pays de Galatie. 16.7 Arrivés près de la Mysie, ils se disposaient à entrer en Bithynie ; mais l’Esprit de Jésus ne le leur permit pas.» (Actes 16.6-7).

«Et maintenant voici, lié par l’Esprit, je vais à Jérusalem, ne sachant pas ce qui m’y arrivera ; 20.23 seulement, de ville en ville, l’Esprit Saint m’avertit que des liens et des tribulations m’attendent.» (Actes 20.22-23).

Il convient de remarquer que dans tous les textes cités, l’Esprit Saint donne des instructions, intervient dans des situations, oriente l’œuvre des chrétiens. Chose curieuse, aucun apôtre ne l’a loué ou même prié. Mais lorsqu’ils prient, nous observons que les apôtres invoquent toujours Dieu lui-même. Ils œuvrent pour la gloire de Dieu, du Fils et reconnaissent qu’ils ne peuvent rien faire sans l’écoute du Saint-Esprit.

De ce fait, ils écoutent le Saint-Esprit, mais donnent toute la gloire à Dieu. Ce qui est juste à notre entendement car Jésus avait dit d’avance que le Saint-Esprit ne parlerait pas de lui-même. Il ne rechercherait pas sa gloire mais la gloire du Christ. Nous suggérons vivement au lecteur de lire les actes des apôtres. Les interventions du Saint-Esprit y sont nombreuses, mais les apôtres se tournent toujours vers le Père ou le Fils lorsqu’il s’agit de prières et de louanges. L’Esprit-Saint intervient pour la gloire du Fils, et au nom du Fils. Nous ne voyons pas de raison qui justifie jusqu’ici l’adoration ou les louanges ou même les prières adressées à l’Esprit-Saint.

Il est écouté pour ses instructions, mais il parle au nom du Fils que nous avons prié ou invoqué. Sans le Saint-Esprit, nous ne saurons écouter ni le Père, ni le Fils. Il est le lien d’Union entre les fils de Dieu, entre chaque fils de Dieu et le Père, entre chaque fils de Dieu et le Fils. Et le chrétien ne peut parler au Père si ce n’est par le Saint-Esprit, et le chrétien ne peut entendre la voix du Père si ce n’est par le Saint-Esprit.

Son ministère

Le texte qui suit n’est que la confirmation de ce que nous disons ci-dessus. C’est par l’Esprit de Dieu que l’Eglise vit et manifeste la vie de Dieu. Toute la gloire est à Dieu lui-même et à Jésus-Christ le chef de l’Eglise de Dieu.

«Il y a diversité de dons, mais le même Esprit ; 12.5 diversité de ministères, mais le même Seigneur ; 12.6 diversité d’opérations, mais le même Dieu qui opère tout en tous. 12.7 Or, à chacun la manifestation de l’Esprit est donnée pour l’utilité commune. 12.8 En effet, à l’un est donnée par l’Esprit une parole de sagesse ; à un autre, une parole de connaissance, selon le même Esprit ; 12.9 à un autre, la foi, par le même Esprit ; à un autre, le don des guérisons, par le même Esprit ; 12.10 à un autre, le don d’opérer des miracles ; à un autre, la prophétie ; à un autre, le discernement des esprits ; à un autre, la diversité des langues ; à un autre, l’interprétation des langues. 12.11 Un seul et même Esprit opère toutes ces choses, les distribuant à chacun en particulier comme il veut. 12.12 Car, comme le corps est un et a plusieurs membres, et comme tous les membres du corps, malgré leur nombre, ne forment qu’un seul corps, ainsi en est-il de Christ. 12.13 Nous avons tous, en effet, été baptisés dans un seul Esprit, pour former un seul corps, soit Juifs, soit Grecs, soit esclaves, soit libres, et nous avons tous été abreuvés d’un seul Esprit. 12.14 Ainsi le corps n’est pas un seul membre, mais il est formé de plusieurs membres.» (1Co 12.4-14).

«Pour ce qui est des prophètes, que deux ou trois parlent, et que les autres jugent ; 14.30 et si un autre qui est assis a une révélation, que le premier se taise. 14.31 Car vous pouvez tous prophétiser successivement, afin que tous soient instruits et que tous soient exhortés. 14.32 Les esprits des prophètes sont soumis aux prophètes ; 14.33 car Dieu n’est pas un Dieu de désordre, mais de paix.» (1Co 14.29-33).

Les lettres aux 7 églises sont données par Jésus-Christ, mais il est toujours demandé d’écouter ce que l’Esprit dit aux 7 églises… (Révélation 2 et 3).

«Et l’Esprit et l’épouse disent : Viens. Et que celui qui entend dise : Viens. Et que celui qui a soif vienne ; que celui qui veut, prenne de l’eau de la vie, gratuitement.» (Révélation 22.17).

Nous restons persuadés que l’adoration chrétienne est au Père et au Fils. L’Esprit-Saint est l’Esprit d’adoption par lequel nous crions Abba Père ! Par l’Esprit de Dieu, nous adorons et servons fidèlement le Père et le Fils, par le Saint-Esprit, nous réussissons tout ce que le Père entreprend de faire au travers de nous pour la gloire de Son Nom. Quant à lui adresser des prières directes ou des louanges, aucune indication biblique n’est disponible.

Que Dieu vous bénisse. Nous vous remercions d’avance pour tous vos commentaires.

Amour de Christ

Première publication : 05 septembre 2015

Toutes les citations sont tirées de la Bible, Version Louis Segond 1910.

L’impression de cet extrait est libre pour tout usage personnel ou de groupe. La reproduction partielle dans un livre, blog ou site internet est autorisée à condition de citer les sources. Le blog ‘Enfants du Paradis’ sur www.amourdechrist.canalblog.com se réserve le droit de modification, de révision et de mise à jour du présent document. Que la paix du Seigneur Jésus-Christ soit avec vous.

Source de l’article

Que Dieu vous bénisse

 

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